« Je ne veux pas que la baisse de la TVA dans la restauration se résume à la baisse des prix. Il est absolument vital que l’engagement de la profession de créer 20 000 emplois soit tenu. Je serai vigilant. » C’est en ces termes que Laurent Wauquiez, secrétaire d’état à l’Emploi s’adressait cet été à un restaurateur au cours d’un échange sur la baisse de la TVA dans la restauration.
Las, pour le secrétaire d’état, il semblerait que les restaurateurs soient aussi indifférents que les banquiers aux injonctions des pouvoirs publics. A la lumière des derniers chiffres publiés par l’INSEE, plus de la moitié des patrons de restaurant et bistro n’ont pas baissés leurs prix. Quant à ceux qui ont baissé leurs prix on est encore bien loin des -11,8% promis par les restaurateurs : -1,3% dans les restaurants et -0,7% dans les cafés et bistros.
Au niveau des créations d’emplois, là encore peu de changements. L’objectif de 20 000 emplois crées ne devrait cependant pas être bien difficile à atteindre pour un secteur qui génère en moyenne 15 000 emplois par an sur les 10 dernières années.
Bien entendu les patrons de la restauration se défendent de ne pas tenir leurs engagements. Les restaurateurs qui ne baissent pas leurs prix annoncent qu’ils vont procéder à des embauches, ceux qui n’embauchent pas prétextent qu’ils vont procéder à des investissements ou vont augmenter les salaires. Pourtant à ce jour, baisse des additions et hausse de salaire se font toujours attendre.
Le taux de la TVA sur la restauration fixé à 5,5 % contre 19,6 % précédemment coûte tout de même 3 Milliards d’Euros par an à l’état ce qui équivaut à une dépense de 120 000 € par emploi. Joli coup politique, la baisse de la TVA soutient le secteur qui concentre le plus grand nombre de travailleurs pauvres. Le RSA qui est censé lutter contre ce phénomène des travailleurs pauvres coûte presque deux fois moins cher au contribuable que la baisse de la TVA dans la restauration.
En cette période estivale, il est primordial d’être correctement équipé pour affronter les grandes chaleurs. N’étant pas très porté sur les vins rosés, j’ai opté pour 3 bouteilles de vins blancs. Je ne saurai trop dire pourquoi mais en ce moment je suis très porté sur les Chenin et Sauvignon du Val de Loire…
Domaine Vincent Ricard – Les Trois Chênes 2008
Au risque d’en décevoir certains, le domaine Ricard n’a absolument rien à voir avec la célèbre boisson éponyme. Ce jeune domaine propose une gamme de vins rouges et blancs tous réussis. Pour ma part je suis tombé fan de ses blancs tous issus du cépage sauvignon. Sa cuvée les trois chênes est un véritable délice. Loin des stéréotypes, cette cuvée 100% Sauvignon reflète à merveille la richesse de son terroir. Frais et harmonieux ce vin exalte des arômes de basilic et de menthe poivrée. En bouche c’est long, raffiné et minéral. A boire dans les 5 ans sur un pavé de saumon ou des fromages de chèvre.
Là encore il s’agit d’un jeune domaine dirigé par un Antoine Foucault. Ce dernier n’est autre que le fils et le neveu des propriétaires du Clos Rougeard. Bien que peu connu du grand public, le Clos Rougeard compte parmi les meilleurs vins de France. Situé en plein cœur de l’appellation Saumur, le Domaine du Collier produit un Saumur Blanc confidentiel à partir du cépage Chenin. C’est un vin d’une grande complexité, fruité et minéral. Une véritable bombe dotée d’une belle aptitude à la garde et qui s’accorde à merveille avec les poissons.
Les Chenins de François Chidaine comptent parmi les meilleurs de France. Cet adepte de la biodynamie s’est très vite imposé comme la locomotive de l’appellation Montlouis. Depuis peu il a étendu son terrain de jeu à l’appellation Vouvray en reprenant notamment le célèbre Clos Baudoin. La cuvée les Tuffeaux est une très belle interprétation des terroirs de Montlouis. Vif, minéral et parfumé au nez, ce Montlouis se situe en bouche à mi chemin entre un demi sec et un moelleux. Un grand vin de Loire riche et facile à boire.
A la demande de Steve Jobs, Eric Schmidt, le P-DG de Google, vient de démissionner de son poste d’administrateur au conseil d’administration d’Apple. La toile avance deux hypothèses pour expliquer cette démission :
Les deux sociétés sont en concurrence frontale dans de nombreux domaines : navigateurs web, téléphonie et bientôt systèmes d’exploitation. Il s’agit de la raison invoquée officiellement par Apple pour justifier le départ d’Eric Schmidt.
Les autorités Américaines de la concurrence enquêtent sur une éventuelle entente entre Apple et Google. La présence du P-DG de Google au board d’Apple faisait un peu désordre.
Mise en scène pour duper l’Anti Trust Américain ou véritable divorce ? L’accrochage récent entre Apple et Google au sujet de Google Voice semble en apparence accréditer la thèse d’un divorce.
A l’heure actuelle, Apple dispose déjà d’un navigateur avec Safari. Le développement d’un système d’exploitation propriétaire (Mac Os) a été une stratégie payante pour Apple. Dès lors pourquoi ne pas lancer un moteur de recherche à la lumière des éléments suivants :
Ce moteur pourrait être le moteur par défaut de Safari que cela soit sous Mac ou PC.
Les aficionados de la pomme quitteraient à coup sûr Google pour Apple.
Ce moteur pourrait être présent sur plusieurs supports : Iphone, Mac, Ipod…
La marque est décisive dans le succès d’un moteur. Des tests ont montré qu’un internaute confronté à des résultats identiques sur différents moteurs déterminera Google comme plus pertinent à cause de la puissance de sa marque. Or, Apple jouit précisément d’une image de marque exceptionnelle.
Malgré tout, je doute fort qu’Apple se lance dans une telle épopée. Quel serait l’intérêt d’Apple ? Combien même Apple franchirait le pas, développerait-il sa propre techno ou apposerait-il son logo sur une techno existante ?
De nombreuses entreprises du secteur technologique ont tenté de s’aventurer sur de nouveaux marchés. Souvent l’expérience se révèle douloureuse. Microsoft lui-même n’a jamais réussi à s’imposer dans de nombreux univers étrangers à son cœur de métier. Apple a lui choisi de développer patiemment un univers cohérent. Sauf innovation majeure on voit mal ce qu’un moteur de recherche viendrait faire dans cet univers.
Enfin, il est troublant de constater que malgré la démission du P-DG de Google, il reste encore un administrateur présent aux boards de Google et Apple. Par ailleurs, le démocrate Al Gore siège au board d’Apple et conseille étroitement Google. Malgré les apparences, des liens incestueux demeurent entre les deux sociétés…
Google Wave est la future plate-forme de communication centralisée de Google. Google Wave regroupe email, messagerie instantanée, wiki et réseaux sociaux en un même espace.